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Il y a trois choses :
– L’intention
– L’attente
– La liberté, entre les deux …


Pourquoi, entre les deux ?

  • Suis-je libre quand je suis dans l’attente ? Non, mon attention est sur ce que j’attends, typiquement, un truc extérieur à moi, hors de ma portée immédiate.
  • Et l’intention? Non plus, car je suis dans l’attente du résultat de l’action que j’ai entreprise, ou que je vais entreprendre. Et je ne suis pas indifférent à son bon achèvement. Car je le désire. J’ai donc posé des choix, et je n’en suis plus libre après. Je n’ai peut-être pas posé tous les choix pour finir cette action, dessiner sa solution, etc., mais j’en ai posé au moins un. Je veux faire quelque chose. Et j’ai donc un but, une attente au fond de moi, même si elle n’est pas encore très claire.
  • Ces deux là sont dans le faire, l’agir. Et agir, c’est poser des choix.

La liberté n’est donc pas dans l’agir.

Elle l’est donc peut être avant, dans ce qui a précédé ces choix, quand je suis juste dans l’être, et pas encore dans l’agir, même pas dans mon imaginaire.

Et dans l’entreprise, suis-je libre ?

Dans l’entreprise, je suis payé pour agir, pour faire des trucs. Les faire, ou les imaginer. Construire des visions, imaginer des solutions, dessiner des plans avec mon imaginaire. Ou Prendre des décisions. Ou les faire faire.

J’agis, pratiquement ou dans l’imaginaire, et donc je ne suis pas libre.

Mais alors, quand suis-je libre ?

Je suis libre quand je prends le temps de revenir à cet espace entre les deux, entre l’intention et l’action, quand je suspens mon activité, mon intention, mes attentes, et que je prends plaisir à juste être.
S’il faut que je ferme les yeux, pour ne pas être distrait, pour revenir à moi même, et bien qu’il en soit ainsi.
Être, juste être, 5 mn par jour, est-ce une ambition démesurée ? Est-ce acceptable pour moi-même ? Pour les autres ? (Oops, une attente d’approbation a surgi …laissons-la passer)

Est-ce que l’entreprise me demande de ne pas être ?

Je ne crois pas avoir lu cela quelque part…
et donc, qu’est ce qui m’empêche de prendre 5 mn, une ou deux fois par jour, pour revenir à cet espace où je suis libre, où je respire en paix ?

A part moi, je ne vois pas …

Et cela va t-il se faire spontanément ?

Ça, ce n’est pas gagné. Dans une vie où les agendas se remplissent spontanément, et où le seul spontané est la machine à café (et encore) , si je veux ma pause « être » , il va falloir que je la planifie, paradoxalement.
Il me faut poser l’intention d’être, sans intention. 5 mn par jour, ou 10. Deux ou trois fois par jour. Dans mon agenda, et pas en l’air.

Être, c’est un vrai job. Je vous le recommande chaleureusement.

Et à plusieurs, c’est encore mieux…

Et si j’arrive à embarquer des collègues dans ce délire, ça sera encore plus soutenant. On va respirer ensemble, et en sourire, voir en rire. Et je me ferais rappeler doucement, quand je me laisserais embarquer dans le délire de ne pas être, quand les réunions qui s’enchaînent ne me laisseront pas le temps de respirer.

Après la pause café, la pause être… Parce que je le vaux bien… What else?

Être ou ne pas être… une vieille question …

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