Distinction – compilation d’auteurs

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Une compilation d’auteurs autour de la distinction – différentiation
Les textes originaux en sont en italique , précédés de mes synthèses

Synthèse

  • comprendre passe par l’établissement de distinctions 1

un effort de compréhension suppose, notamment, distinctions, mise en ordre, catégorisations : nommer, c’est séparer –Bateson

  • S’adapter a des situations nouvelles nécessite de nouvelles distinctions, et inversement,
    le manque de distinctions ne permet plus l’adaptation au réel, face à des situations « nouvelles »

La Pensée va donc se figer, il n’y a plus de croissance possible, et le manque de distinctions sera une cause de cet arrêt de croissance, par exemple par imitation ou conformisme

et cela (e) juste pour privilégier la cohérence ( avec par exemple, l’utilisation de simplification ou de dogmatime/ doctrinarisme) (f)

Cela prévient l’émergence de nouvelles différentiations (g) ( ce qui empêche la croissance de la pensée, et l’ adaptation au réel)

Bateson

Tout effort de compréhension suppose, notamment, distinctions, mise en ordre, catégorisations : nommer, c’est séparer. Les mots que nous utilisons nous servent autant à identifier ce dont nous parlons qu’à les distinguer de ce dont nous ne parlons pas. Si comprendre passe par l’établissement de distinctions, cela nécessite corollairement une opération complémentaire : rétablir des liens. »

On notera d’ailleurs, et pas seulement par ironie, que ces liens peuvent être de différents types. Ce qui équivaut donc à établir entre ces liens de nouvelles… distinctions ! 2

Piaget

le manque de différentiation 3 ne permet plus l’adaptation au réel, pour des situations « nouvelles »

( et le manque de differentiation sera une cause de cet arret de croissance), par imitation ou conformisme

ce qui permet à un sujet d’agir de façon appropriée sur une réalité, ce sont deux processus de base : soit de l’assimilation soit de l’accommodation. (NDLR: augmenter le modèle mental , ou adapter le modèle mental]

la mise en oeuvre des processus d’assimilation et d’accommodation entraîne la construction, par différenciation ou par coordination, de schèmes nouveaux, correspondant à différents niveaux de hiérarchie des conduites.

Cela permet au sujet de connaître ou reconnaître de nouvelles réalités, d’agir sur elles de façon appropriée ou encore de les construire, et en définitive de les expliquer ou d’en comprendre les raisons.

Il se caractérise toujours aussi par des mises en relation nouvelles relatives à la réalité traitée, mises en relation assurées par des différenciations et des coordinations proprement créatrices des schèmes appartenant à cette organisation.



l’intelligence se limite ( ne croit plus en complexité) si il n’y pas d équilibre entre assimilation et accommodation.
il y a oscillation entre un manque effort de s’adapter à un réel (i) 4 ou de le transformer, et imitation, et sans véritable capacité de le maîtriser et de le comprendre (ii)

A tous les niveaux de sa genèse, l’intelligence est faite d’équilibre psychologique entre les processus ou les activités d’assimilation et d’accommodation. Cet équilibre est même la marque des conduites proprement intelligentes.

Lorsque, dans une activité quelconque, la part de l’assimilation aux schèmes acquis par le sujet l’emporte sur celle de l’accommodation à l’objet de l’action ou de la réflexion, ou inversement lorsque la part de l’accommodation l’emporte sur celle de l’assimilation, l’activité du sujet tend :
* soit à se complaire dans le jeu, sans effort de s’adapter à un réel ou de le transformer, conformément à des buts pour lesquels il n’existe initialement pas de solutions toutes faites,
* soit à se calquer sur l’objet considéré, sans véritable capacité de le maîtriser et de le comprendre

Toute une part des recherches de Piaget a porté sur la façon dont les déséquilibres du fonctionnement de l’assimilation et de l’accommodation donnent naissance, lorsqu’il y a primat de l’accommodation, à l’imitation (déjà présente sous forme élémentaire dans toute perception) et à l’image mentale, et, lorsqu’il y a primat de l’assimilation, au jeu.

se sont des « simplifications du monde reel », pour le rendre actionnable ( le tout c est d etre conscient que ce sont des simplifications, donc limitées et limitantes)

clarté -> action, confusion ->sideration,


se reperer , s orienter #OODA


morin



Distinguer avec intelligence (à) , desambiguer la complexité, et non plus la dissoudre ou l’occulter.(B) c est à dire

distinguer sans disjoindre, associer sans identifier ou réduire(ç)
Sans reductionisme (ni holisme)

La raison, pousee trop loin devint rationalisation. (D)

et cela (e) juste pour privilégier la cohérence ( avec l utilisation de simplification ou du dogmatime/ doctrinarisme) (f)

Ce qui prévient l émergence de nouvelles différentiations (g)

Au second abord, la complexité est effectivement le tissu d’événements, actions, interactions, rétroactions, déterminations, aléas, qui constituent notre monde phénoménal. Mais alors la complexité se présente avec les traits inquiétants du fouillis, de l’inextricable, du désordre, de l’ambiguïté, de l’incertitude… D’où la nécessité, pour la connaissance, de mettre de l’ordre dans les phénomènes en refoulant le désordre, d’écarter l’incertain, c’est-à-dire de sélectionner les éléments d’ordre et de certitude, de désambiguïser, clarifier, distinguer, hiérarchiser… Mais de telles opérations, nécessaires à l’intelligibilité, risquent de rendre aveugle si elles éliminent les autres caractères du complexus



*Enfin, il est apparu que la vie est, non pas une substance, mais un phénomène d’auto-éco-organisation extraordinairement complexe qui produit de l’autonomie. Dès lors, il est évident que les phénomènes anthropo-sociaux ne sauraient obéir à des principes d’intelligibilité moins complexes que ceux désormais requis pour les phénomènes naturels.** Il nous faut affronter la complexité anthropo-sociale, et non plus la dissoudre ou l’occulter.***



(ç)
[distinguer sans disjoindre, associer sans identifier ou réduire] (https://www.taesch.com/cognitive/complex/la-complexite-mais-c-est-tres-simple )
Sans reductionisme (ni holisme)

Ainsi, au paradigme de disjonction/réduction/unidimensionnalisation, il faudrait substituer un paradigme de distinction/conjonction qui permette de distinguer sans disjoindre, d’associer sans identifier ou réduire. Ce paradigme comporterait un principe dialogique et translogique, qui intégrerait la logique classique tout en tenant compte de ses limites de facto (problèmes de contradictions) et de jure (limites du formalisme). Il porterait en lui le principe de l’Unitas multiplex, qui échappe à l’Unité abstraite du haut (holisme) et du bas (réductionnisme).

(D)La raison, pou see trop loin devint rationalisation. Cela prévient l émergence de prévient de nouvelles différentiation, pour privilégier la cohérence ( comme simplification ou dogmatime/ doctrinarisme)

La pathologie de la raison est la rationalisation qui enferme le réel dans un système d’idées cohérent mais partiel et unilatéral, et qui ne sait ni qu’une partie du réel est irrationalisable, ni que la rationalité a pour mission de dialoguer avec l’irrationalisable.

[[20200519163449]] hyper-simplification-morin


(e)
**La pathologie moderne de l’esprit est dans l’hyper-simplification qui rend aveugle à la complexité du réel. **

Distinguer pour ne pas (Trop) simplifier
(f)
**La pathologie moderne de l’esprit est dans l’hyper-simplification qui rend aveugle à la complexité du réel. **

[[20200519163857]] doctrinarisme-dogmatisme-théorie-morin


Distinguer, les limites
(g)
La maladie de la théorie est dans le doctrinarisme et le dogmatisme, qui referment la théorie sur elle-même et la pétrifient.

[[20200519164151]] raison-rationalisation-enfermement-morin

varela

Derek Cabrera DSRP


  1. on prends pour synonyme ici les mots de distinctions, « différentiation ». > action de distinguer , de reconnaitre pour différents 
  2. « BATESON G., (1984), « La nature et la pensée », Seuil, Couleur des Idées, paris. (Pages 195-209. = De la classification au processus) » in Pirotton :14)
    [@bateson_nature_1984]
     
  3. on prends pour synonyme ici les mots de distinctions, « différentiation ». > action de distinguer , de reconnaitre pour différents 
  4. j’y retrouve les comportement « hors sol » des bureacratie (managériale) (i), et les effets d imitations des comportements des « boss » (ii). ( et l’absence de pensée réflexive, s’observer soi même ) 
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