SES Principles

Ceci est une carte de référence rapide pour les SES. Citations Extraites du livre [] [# biggs_principles_2015].
Ceci est Work in Progress (et traduction en cours)

Les 7 principes

  • SES1 maintenir la diversité et la redondance,
  • SES2 nourrir la connectivité
  • SES3 gérer les variables lentes et les rétroactions
  • SES4 favoriser la pensée de systèmes complexes adaptatifs,
  • SES5 encourager l’apprentissage,
  • SES6 élargir la participation,
  • SES7 promouvoir les systèmes de gouvernance polycentriques

Concepts clés

CAS: Systèmes adaptatifs complexes: systèmes de composants interconnectés caractérisés par le potentiel d’un comportement émergent et non linéaire; une capacité d’auto-organisation et d’adaptation basée sur l’expérience passée; et d inhérentes incertitudes sur le comportement du système.

SES:Systèmes socio-écologiques :* systèmes intégrés d’humains et de nature qui constituent un système adaptatif complexe avec des composantes écologiques et sociales qui interagissent de manière dynamique grâce à divers rétroactions.

SEC: Services écosystémiques: les avantages que les personnes tirent de leur interaction avec la nature, notamment les services d’approvisionnement (eau, bois, etc.), les services de régulation (régulation du climat) et les services culturels (activités récréatives et culturelles).

Durabilité: réaliser le bien-être humain dans le présent sans compromettre les fondements sociaux, économiques ou environnementaux qui sous-tendent le potentiel de bien-être futur.

Approche de résilience: une perspective pour l’analyse du SES qui suppose que le SES se comporte comme un CAS et se concentre sur la capacité à faire face aux chocs inattendus et aux changements en cours dans ces systèmes.

Résilience de Systèmes socio-écologiques (SES): la capacité d’un SES à maintenir le bien-être humain face aux perturbations et aux changements, à la fois en amortissant les chocs et en s’adaptant ou en se transformant en réponse au changement.

La résilience des services écosystémiques (SEC): la capacité d’un SES à maintenir de manière fiable un ensemble souhaité de services écosystémiques, en dépit des perturbations et de l’évolution et des changements en cours.

SES1 Maintenir la diversité et la redondance

Redondance (P1): situations où plusieurs espèces ou composants du SES remplissent la même fonction.

Diversité (P1): la gamme des différents éléments comprenant trois aspects interdépendants: la variété (combien d’éléments différents), l’équilibre (combien de chaque élément) et la disparité (la différence entre les éléments les uns par rapport aux autres).

Diversité de la réponse (P1): La diversité des façons dont les différentes espèces ou éléments d’un SES réagissent à une perturbation.

SES2 Nourrir la connectivité

Connectivité (P2): la manière et le degré à laquelle les ressources, espèces ou acteurs sociaux se dispersent, migrent ou interagissent à travers les paysages écologiques et sociaux.

Modularité (P2): la mesure dans laquelle un réseau ou un système est constitué de compartiments distincts non connectés ou faiblement connectés entre eux.

SES3 gérer les variables lentes et les rétroactions

Changements de régime (P3): changements importants, persistants et souvent brusques dans la structure et la dynamique du SES, qui se produisent lors d’une réorganisation des rétroactions dominantes dans un système.

Feedback (P3): Mécanisme, processus ou signal qui reboucle pour influencer le composant du SES émettant le signal ou initiant le mécanisme ou le processus. Le suivi ( EN: Monitoring-surveillance) est une forme spécifique de retour d’information, dans laquelle les informations sur les réponses du SES sont transmises aux acteurs afin qu’ils puissent modifier la manière dont ils utilisent, affectent ou gèrent un SES.

Variable lente (P3): Variable dont le taux de variation est lent par rapport à l’échelle de temps de la fourniture et de la gestion des services écosystémiques, et qui est souvent considérée comme constante à des fins pratiques.

SES4 favoriser la pensée de systèmes complexes adaptatifs

Modèles mentaux (P4): représentations cognitives des personnes de la réalité externe.

Vision du monde (P4): un ensemble d’idées permettant aux individus de construire une image composite du monde et de comprendre leurs expériences et comment ils devraient agir.

SES5 encourager l’apprentissage

Apprentissage (P5): le processus de modification de connaissances, de comportements, de compétences, de valeurs ou de préférences existants ou nouveaux au niveau individuel, collectif ou sociétal

SES6 élargir la participation

Participation (P6): engagement actif des parties prenantes concernées dans la gestion et la gouvernance de SES.

SES7 Promouvoir les systèmes de gouvernance polycentriques

Polycentricité (P7): un système de gouvernance avec de multiples autorités gouvernementales imbriquées à différentes échelles

P(pp. 22-23).


L’ordre à laquelle ces principes (SES) sont donnés ne sont pas liés à leurs niveaux d’importances. Mais nous pouvons les regrouper en 2 thèmes globaux selon leurs propriétés; ceux qui améliorent la résilience (P1-P3), et ceux aux propriétés de gouvernance (P4-P7) (Fig. 1.4).

Cela fait suite à la distinction faite par Jentoft et al. (2007) entre le «système à gouverner» et le «système de gouvernance». Nous distinguons également la gouvernance SES et la gestion SES, où la gouvernance est considérée comme le processus social et politique de définition des objectifs pour la gestion SES et la résolution des compromis, tandis que la gestion SES est définie comme les mesures prises pour atteindre ces objectifs. suivi et mise en œuvre (Pahl-Wostl 2009).

(p. 24).

Key insights from the individual principles (10.2 P.253)


Ce livre examine sept principes qui améliorent la résilience des services écosystémiques aux perturbations et aux changements en cours. La capacité d’un SES à soutenir les services écosystémiques souhaités face aux perturbations et aux changements étant un aspect central de la résilience du SES en général (chapitre 1), notre évaluation des principes souligne également les aspects généraux de la résilience de ces SES. Les trois premiers principes se concentrent sur les caractéristiques socio-écologiques génériques du SES : (P1) maintenir la diversité et la redondance, (P2) gérer la connectivité et (P3) gérer les variables lentes et les rétroactions. Les quatre principes restants se concentrent sur les attributs clés du système de gouvernance SES : (P4) encourager la réflexion CAS, (P5) encourager l’apprentissage, (P6) élargir la participation et (P7) promouvoir les systèmes de gouvernance polycentriques.
Nous avons évalué comment chaque principe améliore la résilience des services écosystémiques, mais aussi comment il pourrait compromettre la résilience, et nous avons résumé les preuves disponibles pour son fonctionnement dans des études de cas et des contextes socio-écologiques. Nous avons également souligné les défis pour l’opérationnalisation et la mise en œuvre de chaque principe, ainsi que les principales lacunes en matière de recherche. Bien qu’aucun des principes ne soit pleinement établi ou compris, nous avons trouvé des preuves de l’importance de ces sept principes. Un résumé de nos principales constatations par rapport à chaque principe est donné dans l’encadré 10.1. En ce qui concerne les caractéristiques génériques du SES (P1 – P3), notre étude souligne que la diversité des éléments associés à la redondance fonctionnelle (P1 – Diversité) n’est pas simplement importante pour la résilience. De plus, nous trouvons des preuves que plus de diversité n’est pas toujours bénéfique pour maintenir la capacité de SES à produire les ensembles de services écosystémiques souhaités. Surtout dans le domaine social, des niveaux élevés de diversité peuvent compromettre la capacité de la société à trouver un consensus pour s’adapter collectivement au changement et y réagir, et compromettre ainsi la résilience des services écosystémiques souhaités. L’impasse internationale autour de l’action en réponse au changement climatique pourrait être interprétée de la sorte (Harris 2007).

P1. Maintain diversity and redundancy.

La diversité des réponses, combinée à la redondance fonctionnelle, est particulièrement importante pour fournir des options pour maintenir les services écosystémiques face à la perturbation et au changement.
En général, les services écosystémiques produits par les SES ayant des niveaux élevés de diversité et de redondance tendent à être plus résilients que les services écosystémiques associés à la faible diversité et aux systèmes à faible redondance.
Cependant, des niveaux très élevés de diversité ou de redondance se font au détriment de la complexité et de l’inefficacité croissantes, ce qui peut réduire la capacité d’adaptation à un changement plus lent et continu.
Opérer ce principe consiste à reconnaître la valeur de la relation de diversité

P2. Manage connectivity.

There is no simple relationship between connectivity and resilience of ecosystem services. Connectivity can enhance resilience by providing links to sources of ecosystem recovery after a disturbance or providing new information and building trust in social networks. However, if connectivity is too high a localized disturbance can spread throughout the system or knowledge can become overly homogenized. Operationalizing this principle involves analysing the social and ecological connectivity of the relevant SES, identifying important ​nodes or elements and optimizing connectivity patterns to facilitate restoration or minimize the risk of disturbances spreading.

P3. Manage slow variables and feedbacks.

There is a well-developed theoretical basis for managing slow variables and feedbacks to maintain, restore or create new SES configurations or ‘regimes’ that underlie the production of desired ecosystem services. However, there are substantial practical difficulties in identifying the possible feedbacks and slow variables that underlie regime shifts and transformations, and their consequences for ecosystem services. Maintaining key regulating services as a proxy for important slow ecological variables may be one practical way forward. Likewise, building shadow networks and social capital may be particularly important to grasp windows of opportunity for transformation.
Where key feedbacks are known, practical measures should focus on monitoring changes in slow variables and feedbacks, developing governance structures that can respond to this information in a timely manner, strengthening feedbacks that maintain desired SES configurations, weakening feedbacks that trap SES in undesired regimes and addressing missing feedbacks between key SES ​drivers and changes in ecosystem services.

P4. Foster CAS thinking.

Fostering CAS thinking may help researchers, policy-makers and ecosystem managers develop ​mental models that appreciate the properties of SES as CAS, and ultimately influence institutions and decisions around the ​governance and management of SES and ecosystem services. In particular, CAS thinking may increase the resilience of ecosystem services by emphasizing the need for more integrated approaches, the existence of diverse perspectives, the potential for non-linear change and the pervasiveness of ​uncertainty in the management of SES. However, ​empirical evidence for effects on the resilience of ecosystem services is limited. In practice, CAS understanding co-occurs and co-emerges with approaches that emphasize ​learning, experimentation and ​participation. Operationalizing this principle entails recognizing the barriers to cognitive change, acknowledging epistemological pluralism, investing in building an uncertainty-tolerant culture, using system frameworks, investigating potential non-linearities and thresholds, and matching institutions to CAS processes.

P5. Encourage learning.

Learning about social–ecological dynamics through experimentation and monitoring is essential for enabling adaptation in response to changes in SES and ecosystem services. Learning at societal levels requires trust, and appropriate relationships and institutions to flourish.
Applying this principle entails investing in social–ecological monitoring, providing opportunities for extended engagement, encouraging diverse participants, and effective ​facilitation and resources. However, the optimal ways in which learning might be facilitated specifically in the context of enhancing resilience of ecosystem services in SES is currently unclear and requires further research.

P6. Broaden participation.

Participation is important for building trust and relationships, and for facilitating the learning and ​collective action needed to respond to change and disturbance in SES. However, a nuanced understanding is needed of who participates, under which conditions participation is appropriate and how participation takes place. Operationalizing this
principle requires clarifying goals and expectations; involving the ‘right’ people, inspired and motivated leaders and facilitators; sensitivity to ​power; and sufficient resources and skills to enable effective ​participation.

P7. Promote polycentric governance systems​. ​

Polycentricity provides a ​governance structure that enables other key resilience-enhancing​ principles, especially ​learning and experimentation, participation, connectivity, and ​diversity and ​redundancy. Coordination amongst governance units, negotiation of ​trade-offs between users, and social ​capital and ​trust are essential for effective polycentric arrangements. There is currently a lack of understanding of how this principle should be operationalized in different contexts. Comparative case studies are likely to be very helpful in this regard.

Interactions among principles

p259

As SES are highly interconnected systems, the properties and processes associated with the different principles do not become effective in isolation from each other. Applying any one principle in isolation will rarely lead to enhanced resilience of ecosystem services. For instance, polycentric governance (P7) and effective learning (P5) both depend on the social ​capital and trust developed through participation (P6),
(P6), whereas connectivity (P2) may not enhance resilience in the absence of diversity (P1) among nodes.

Principles that build understanding of the complex, non-linear dynamics of an SES provide the ​knowledge base that governance and management can build on when preparing for and addressing change. This may include enhancing the response capacity of the SES by managing for ​diversity (P1) and connectivity (P2) or creating governance structures that allow for participation (P6) and learning (P5). A supportive SES and governance structure (P7) provides opportunities for operationalizing participation (P6) and creating ​response diversity and redundancy (P1). CAS thinking (P4) is essential to create the awareness and the ​mental models needed to inform new models of ​governance and management that can support these outcomes and address key feedbacks of SES (P3). ​Facilitation of ​collective action is essential for implementing the principles. In summary, our analysis of the various mechanisms through which each principle enhances the resilience of ecosystem services has revealed three key mechanisms:

i. Increasing understanding of critical SES components and processes (P3 – Slow variables and feedbacks, P4 – CAS thinking, P5 – Learning) as well as suitable management options (P5 – Learning, P6 – Participation, P7 – Polycentricity); 

ii. Preparing the SES for unexpected events by creating awareness of their likelihood (P4 – CAS thinking), and providing alternative approaches and ways of dealing with emergent issues when suddenly needed (P1 – Diversity, P7 – Polycentricity); 

iii. Enhancing response capacity by providing a diversity of response options (P1 – Diversity), building the trust needed to make decisions and take action (P6 – Participation) and providing ways to make use of different responses at the right scale (P2 – Connectivity,P5 – Participation, P6 – Learning, P7 – Polycentricity).

These key mechanisms set the stage for various ​interactions between principles, which can be ​facilitating, ​synergistic or ​​antagonistic (Fig. 10.1). Facilitation, that is, a situation where one principle needs another principle in order to be effective, is the most common form of ​interaction between the principles. A prominent example is learning (P5) which is facilitated by diversity (P1), connectivity (P2), feedbacks (P3), participation (P6) and polycentricity (P7). While learning can take place without these, its effectiveness in addressing complex problems and developing shared understanding and strategies to enhance resilience of ecosystem services is limited. ​Diversity of actor groups, perspectives and ​knowledge systems (P1) enhance learning by providing a broader knowledge base and by making the problem-solving process more inclusive, which can have positive effects on collective action. ​Connectivity between actors (P2) facilitates ​learning because of a higher level of ​trust
and mutual understanding and a better exchange of information and knowledge, but it also includes the danger of ​homogenization of knowledge. Learning builds on new insights generated from information feedback from changes in ecosystem services; however, if these feedbacks have large time lags due to slow variables (P3) learning about important changes in ecosystem services and thus timely responses to changes thereof can be inhibited. Participation (P6) is a ​necessary condition for social learning because it creates the environment in which social ​interactions and learning can take place. Lastly, polycentric ​governance systems (P7) are more likely to enhance social learning because they provide connectivity and interaction possibilities between different ​governance actors that are needed for mutual exchange of experiences and learning and for bridging organizations that link knowledge across different levels and groups.

Polycentricity (P7) stands out as a principle that facilitates the function of several of the other principles (but does not automatically do so). Polycentric governance structures facilitate connectivity (P2)
between actors by creating meaningful links between previously independent actor groups, and facilitate ​learning (P5). While learning (P5) is facilitated by a range of principles as noted above, it also facilitates other principles, particularly those associated with a better ​understanding of SES dynamics. Experimentation targeted at the effect of slow variables and feedbacks (P3) and their role in the dynamics of SES and the generation of ecosystem services can enhance understanding and management of these processes, if managers and policies allow. Experience with managing complex SES that is deliberated and reflected on in social learning processes can foster CAS thinking (P4), and enhance appreciation of the fact that SES are CAS and that management approaches need to take their inherent ​uncertainty and ​non-linear behaviour into account. Lastly, CAS thinking (P4) facilitates all other principles as ecosystem-service governance and management that builds on CAS understanding is more likely to be effective as it addresses CAS characteristics in a given context.

Two principles are synergistic when they mutually mutually enhance each other. For instance, the capacity of an SES to respond to a ​disturbance may be enhanced if connectivity (P2) is at moderate levels in an SES that is also diverse (P1). Diversity provides response options that can become effective if there is connectivity between actors or parts of the ecosystems associated with the provision of specific ecosystem services. In a similar way polycentric governance (P7) may be more effective if the governance units are diverse groups (P1) providing more response options and ​perspectives for understanding and governing SES. Polycentricity is synergistic with participation (P6) because it creates arenas where actor groups can participate and introduce their knowledge and perspectives into SES and ​ecosystem-service governance. At the same time participation is crucial for effective polycentric governance because it creates the ​trust and social ​capital needed to make it effective. Participation (P6) and connectivity (P2) can interact synergistically to enhance the resilience of ecosystem
services when the fact that actors in a participatory process are already connected elsewhere increases the
likelihood of achieving ​collective action because there is a shared basis of trust and mutual understanding on which to build.

Finally, some principles can be antagonistic, where the abundance of one reduces the effectiveness of another. One example is the ​impact of diversity (P1) on participation (P6). While diversity is generally seen as working synergistically with other principles such as participation (see above), there can be cases where high ​diversity of actors and interests can lead to conflict that makes participation difficult and can render it politically ineffective due to the drowning of a particular perspective. A similar reasoning applies to the interaction of diversity (P1) and ​polycentricity (P7). Connectivity (P2) on the contrary can reduce diversity (P1) in SES, such as when knowledge becomes homogenized in social settings or when connectivity facilitates invasive species to spread widely in ecological systems​. As a consequence of the homogenization of ​knowledge learning (P5) is also compromised. Finally, slow variables and ​feedbacks (P3) can prevent effective learning when time lags are large.

Principles for Building Resilience: Sustaining Ecosystem Services in Social-Ecological Systems (pp. 262-263). Cambridge University Press. Édition du Kindle.


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Main Reference:

[][#biggs_principles_2015]

Principles for Building Resilience: Sustaining Ecosystem Services in Social-Ecological Systems . Cambridge University Press. Édition du Kindle.

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Other References

[#biggs_principles_2015]: (no bib generated)

Merci

à Dominique Debruyne et Stephan Boulinguez pour leur contribution à la traduction.

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